Les débuts de l’e-commerce open-source

Il y a un peu plus de  trois ans, comme solution de e-commerce open source, OsCommerce dominait le web, car il existait depuis l’an 2000. Son problème, c’était le package initial qui ne comprenait pas grand chose, et les multiples plugins étaient tenus par des contributeurs amateurs, mais il n’était pas rare de trouver de multiples mises à jour pour de multiples bugs. Bref il n’y avait pas de centre de contrôle pour veiller à la qualité des contributions, si bien que chaque boutique OsCommerce digne du nom était customisée par les agences ou en interne. Pour les autres boutiques soit il fallait passer par la case customisation soit rester avec une boutique minimaliste. Bref OsCommerce vieillissait, et son développement technique était stagnant.

Puis j’ai connu VirtueMart, j’ai eu l’occasion de l’essayer sous Joomla, sans être convaincu, l’idée que ce fut un plugin ne me bottait pas loin de là.

C’est alors que je fit la connaissance de Magento vers mi 2008, ce fut un réel changement par rapport à OsCommerce et Virtuemart, et je me sentais moins seul car il y avait une vraie communauté mais surtout un éditeur qui portait à bout de bras la solution open source. Le logiciel avait de quoi séduire, framework Zend (une référence professionnelle), un développement professionnel, etc, et j’ai fait quelques tests avec une boutique factice. Mais quelques chose me disait que la bête était trop complexe pour quelqu’un qui voulait juste mettre en vente quelques centaines de références. Néanmoins je participai au premier Bargento à Paris et j’ai pu parler à Roy Rubin, et lui demandai s’il comptait sortir une version « lite », connaissant la pertinence de ma question, Roy me dit que ce n’était pas dans leur feuille de route pour l’instant. Mais aujourd’hui c’est normalement dans les cartons. Mais à ce jour je n’ai pas d’autres nouvelles, qu’importe. En même temps, j’ai fait par hasard la connaissance (en cherchant activement quand même sur Google) d’un logiciel qui répondrait peut être à un besoin de e-marchand de petite taille, voulant posséder sur son hébergement, plus sophistiqué que les solutions hébergées (comme 42 Store), qui était facile à utiliser et vous appartenait en totalité, pour qui veut bien mettre les mains dans le cambouis, sans être laissé sur le carreau comme sur OsCommerce, que demande le peuple?

Il se trouve que la solution qui s’appelle Prestashop répondait parfaitement à ce besoin mais aussi bien plus, puisque comme nous allons le voir Prestashop popssède quelques qualités intrinsèques (mais aussi quelques défauts) qui en fait un logiciel puissant.

Comble du comble Prestashop est français !

Principale solution e-commerce open source française, Prestashop est née d’un projet de fin d’études de l’école d’informatique Epitech en 2005. Une société est fondée en mai 2007 avec notamment Igor Schlumberger l’ancien PDG de LeGuide.com. Le lancement officiel a lieu en août 2007.

Bruno Lévêque en est le pilote opérationnel. J’ai l’impression que l’équipe est bien rationalisée, actuellement elle s’agrandit pour répondre à son besoin de développement en France et à l’international : recrutement de bénévoles pour modérer le forum de Prestashop, ils recherchent aussi des programmeurs.

Pourquoi Prestashop me séduit

Prestashop s’installe sur un mutualisé, mais ce n’est pas le principal atout, et d’ailleurs pour un utilisateurs plus averti, un dédié comme un Kimsufi de base est encore mieux. Voici ce qui m’a conduit à à choisir ce logiciel et à le proposer à des futurs e-commerçants désireux de maitriser un peu plus leur destin sur la toile:

  1. n’est pas gourmand en ressources relativement à Magento
  2. simple à installer pour peu qu’on sache entrer les données de connexion de la base de donnée bref comme WordPress
  3. bonne interface de gestion pour un débutant quoiqu’il faille lutter un peu au début
  4. intégration de module de paiement (comme Paypal) facile, cet aspect est pour moi le plus important
  5. facilité de customiser avec le système de modules (d’ailleurs Prestashop en fait un moyen de gagner de l’argent)
  6. vous retrouvez beaucoup de fonctionnalités de boutique e-commerce en natif : coupon,  point de fidélité, cross-selling, commentaires des produits par les clients.

Mais ce n’est pas tout, à l’usage j’ai trouvé que le process d’achat est un des plus court donc très efficace (moins de 5 étapes pour un premier achat et 3 étapes pour les futurs achat en mode connecté), il sera encore amélioré avec la possibilité de payer sans créer de compte.

En une journée ou deux vous pouvez vous familiariser avec les fonctions essentielles de Prestashop et vous aurez une boutique opérationnelle, mais pas optimisée, car le thème de base est gris, en fait c’est un point de départ pour créer un thème beaucoup plus en accord avec ce que vous vendez.

Depuis 2008 Prestashop a fait son chemin, en passant de la version 1 à 1.3 et 1.4 pour bientôt, beaucoup de bugs et fonctionnalités plus tard, le logiciel est prêt pour devenir une plateforme mature.

La progression de Prestashop dans quelques pays

Quoi de plus parlant que de voir les statistiques de recherche sur Prestashop avec Google Trend?

Comparatif des volumes de recherche des termes pour 2010 Monde

Voyons comment se comportent ces différentes solution e-commerce en Europe (j’ai aussi inclus la Turquie)

Comparaison volume recherche Europe 2010

Il y a des pays ou Prestashop n’est même pas présent (selon Google)  et je n’ai pas porté de graphique.

Il n’est pas étonnant que Prestashop ait une section espagnole naissante car certains pays d’Amérique du Sud et l’Espagne sont plutôt favorables à Prestashop.

Maintenant la Grande Question

Le succès de Prestashop actuel est certains, mais vous l’avez bien vu dans le graphique ci-dessus, Magento le devance quasiment partout. Les raisons sont traditionnelles : monde anglophone dominant, solution américaine et donc partant du bon pied en terme de notoriété et de moyens. Cependant ce sont deux start-up qui ont toutes les chances de devenir mainstream.

Mais revenons au sous-titre « et la grande Question? » Pour moi elle est : « Prestashop va-t-elle s’imposer? ou se retrancher sur un bastion francophone? » dans x années?

Mais avant d’aller plus loin, laissez moi vous raconter la petite histoire de Dotclear et de WordPress. Je parie que certains d’entre vous ne connaissent même pas Dotclear. En 2007 ou 2006, lorsque j’ai commencé à m’intéresser au blogging, j’ai du faire un choix entre les deux logiciels. Dotclear ou WordPress? Pour vous faire court, j’ai hésité car les deux sont bons techniquement voire même en faveur de Dotclear. Maintenant voyons en 2010 où nous en sommes:

2005:

Volume recherche sur Google CMS 2005

2010:

Volume recherche sur Google CMS 2010

Dotclear aujourd’hui en France est bien en deçà de WordPress. Que s’est-il passé? Dotclear est techniquement bon, pourquoi nous stupides geeks n’avons aujourd’hui quasiment que WordPress??

Personnellement j’ai switché sur WordPress quand j’en avait eu marre de chercher un plugin dispo sur WordPress et pas sur Dotclear.

Et le problème est là : Dotclear n’a pas su profiter de son impulsion de départ et capitaliser sur sa notoriété. Il est français tout comme Prestashop, mais n’a pas réussi à s’imposer hors des frontières françaises, mais pourquoi je leur faits ce grief puisque de toute façon ce n’était pas à l’ordre du jour chez eux? Dommage.

Que doit faire Prestashop pour ne pas subir le même destin que Dotclear?

Sachez tout d’abord que Prestashop est là pour gagner de l’argent, donc au contraire de Dotclear qui est mû par une communautés de techniciens passionnés, ici le but est de gagner de l’argent. Je pense qu’ils vont tout faire pour gagner des parts de marché à l’étranger. Comment cela va-t-il se faire?

-animer une communauté mondiale : très important car c’est la communauté (webmaster, web agency, particuliers) qui va faire connaitre la solution. Et faire un effort plus poussé vers l’anglais, c’est un reproche que j’ai pu voir sur la Toile.

-parcourir le monde pour promouvoir la solution, j’espère qu’ils ont de grandes ambitions, car Roy Rubin le fondateur de Magento  parcours sans arrêt le monde (via les Bargento en France par exemple) pour faire connaître (on dit « évangéliser » pour faire in) son logiciel. Je n’ai pas connaissance de Prestashop faisant la même chose.

-continuer à améliorer le logiciel en ajoutant des fonctions tout en étant à l’écoute de la communauté et des besoins donc, et ne pas connaitre la même sort qu’OsCommerce. Ils mettent le turbo pour sortir la 1.4 qui est plutôt killer.

-être focus sur la rentabilité mais là je n’ai rien à leur apprendre. Ne vous offusquez pas si par moment Prestashop met en avant la place de marché des add ons, ils ont de besoins de rentrée d’argent pour vivre, quant aux freetards, si vous confondez dépense et investissement, vous n’êtes pas faits pour le e-commerce.

-éviter les écueils techniques qui empêchent la propagation de la solution, WordPress semblait être rustique et Dotclear mettait en avant son côté cutting edge technologique, WordPress était fait pour pouvoir s’installer chez quasiment tous les hébergeurs, Dotclear demandait quelques acrobaties par moment. Des fois il faut laisser le côté technique et mettre le focus sur l’utilisateur final. Donc j’espère que Prestashop va gagner encore en simplicité, et proposer par défaut plein de choses optionnelles par le passé, il marque un point par rapport à Magento (comme dit plut haut, ces deux solutions ne sont pas vraiment comparables, car Magento est orienté vers les grosses boutiques (forte marge et faible pénétration théoriquement) et Prestashop le peuple (faible marge et forte pénétration théoriquement)). Les e-commerçants ne sont pas des geeks, et ils ne doivent pas passer trop de temps en gestion, bref si Prestashop est aussi facile à utiliser que WordPress Bingo ! (et après trouver les finances pour s’étendre à l’international).

Ma wishlist actuelle pour Prestashop

  1. Proposer le multiboutique (actuellement l’avantage de Magento)
  2. Proposer de meilleures réécritures d’urls
  3. Proposer un meilleur générateur de sitemap
  4. Meilleure gestion de livraison (actuellement c’est un peu la lutte)
  5. Meilleure gestion des coupons (le potentiel d’amélioration est quasi infini : coupon x si client rempli tel critère par exemple)
  6. import CSV (je me suis cassé les dents sur ce truc)

Je ne connais pas à fond le logiciel, mais je pense que de manière générale, si le logiciel nous mâche le travail c’est bon signe.

Et vous pensez vous que Prestashop a des chances de se faire une place au soleil?

{ 15 comments }

Si vous êtes e-commerçant, vous avez sans doute eu plusieurs emails de relance de la part de vos clients :)

En général en période de Noël sachez que les délais de livraison sont allongés, et qu’en général aussi c’est une mauvaise idée (très mauvaise) de commander sur la Toile au dernier moment, préférez aller acheter en magasin.

Cette année c’est pire en raison des intempéries comme vous le savez, rassurez vous la planète se réchauffe sauf en France. On a eu des délais jusqu’à deux semaines, et des primo clients qui s’inquiètent d’une éventuelle arnaque. Heureusement que la presse s’est fait l’écho des retards de livraison de la Poste (quoi ? mais il y a d’autres prestataires que la Poste !), et ilsuffit d’envoyer une réponse avec un lien vers l’article du Monde, ou de 01net ! pour calmer les esprits et implorer la clémence.

Je vous conseille aussi de n’activer que les modes d’envoi avec suivi (comme lettre max ou colissimo) en attendant que l’orage passe.

Note : Pour l’instant c’est la Poste qui est utilisée du fait des volumes des paquets et des formats des produits.

{ 0 comments }

Miliboo vous permet de personnaliser vos meuble en ligne  et les recevoir en 48h

J’inaugure une série d’interviews d’entrepreneur qui sont passé à BFM Radio. La plupart du temps il ne s’agit pas d’entrepreneur pur web, mais qui utilisent le canal internet pour promouvoir leur activité.

Ces interviews sont un peu particulières pour moi, car elles me font sortir du cadre uber seo  dans lequel j’ai l’habitude de me baigner, mais je souhaite faire passer l’esprit d’enreprise avant tout et essayer de mixer avec du webmarketing. Voici la première interview de la série:

1. Aline, pouvez vous nous présenter en 140 caractères votre entreprise?

Miliboo.com conçoit et propose une gamme complète de mobilier contemporain
ainsi qu’un espace de création en ligne : les internautes personnalisent leur meuble et le reçoivent sous 48h

2. Quel est votre background?
Une formation technique de conception de produits et de gestion de
production, suivie d’une formation en management de la qualité

3. Que veut dire Miliboo.com?
C’est un nom inventé qui exprime le « cocoon », le bien-être, comme un
nid douillet où on aime se lover

4. De quoi est parti votre idée? Qu’est-ce qui la rend remarquable?

Je venais d’ emménager dans ma maison, j’avais envie d’un
intérieur qui ressemble à ma personnalité mais je disposais d’un budget assez limité. A
l’époque, je ne suis pas parvenue à trouver de réponse à mes
envies sur le marché, tout se ressemblait ou était trop couteux. J’ai donc
décidé de combler ce manque dans un premier temps concevant un mobilier aux créations
originales à un prix très compétitif puis en ouvrant au sein du
site le premier espace qui permet aux consommateurs de créer un meuble selon leurs
envies, qui corresponde à leur goût et à leur intérieur. Ce qui
la rend remarquable pour : le client personnalise son meuble dans l’espace de
création en ligne, il est livré sous 48h !

5. Quels sont les grands défis de votre activité ?
La logistique qui doit être extrêmement bien rodée : nous
maitrisons la chaine de la conception à la livraison de chaque pièce dans le salon
de nos clients. Il faut aussi innover en permanence, être constamment à
l’affût des nouvelles technologies, imaginer de nouveaux concepts, de nouveaux
meubles tout en conservant la même exigence de qualité et de service.

6. En quelques chiffres décrivez l’état de votre entreprise aujourd’hui(CA, Staff, etc)
3Meuros de CA, 20 personnes, plus de 600 références de mobilier sur Miliboo.com et plusieurs millions de possibilités de création de meubles dans l’espace up to you.

7. Avez vous douté à un moment de votre entreprise?
Non, ce n’est pas dans ma nature et je crois en Miliboo.com !

8. Parlons webmarketing maintenant, comment vous y prenez vous?
Nous travaillons le plus possible sur le référencement naturel et sur l’achat de trafic via les moteurs de recherche et les comparateurs notamment mais également la recherche permanente de partenariats intelligents.
Nous croyons aussi beaucoup aux réseaux sociaux.

9. Un conseil pour les lecteurs de ce blog sur la façon de promouvoir son entreprise sur le net?
Bien identifier les budgets de communication dont vous disposez au départ
car sans aucun budget la tache est beaucoup plus compliquée et lente.
Ensuite, gérer ces budgets le plus finement possible en analysant
constamment vos coûts d’acquisition, c’est la clé !

Merci Aline !

L’argent est le nerf de la nerf et tous les webmarketers indépendants savent comment travailler au moindre coût (j’espère pour eux !). Rendez vous à la prochaine interview.

{ 1 comment }

C’est ce que vous propose User Testing. Ce site vous met en relation avec des utilisateurs Internet, et pour une somme modique, vous fait un retour d’expérience sur l’utilisabilité de votre site.

C’est un modèle économique qui a le vent en poupe sur Internet. On l’appelle crowdsourcing, c’est à dire que l’on fait appel en sous traitance à Monsieur Tout Le Monde.

Amazon avec Mechanical Turk pour faire des essais sur des produits et laisser des avis, Trada pour la recherche de mots clé et rédaction d’annonce Adwords, DeCaptcher pour passer les captchas, 99Designs pour les logos, etc.

Franchement si je n’ai besoin que d’un panel de 5 utilisateurs voire 10, je ferai appel à mes connaissances amis et voisins. Mais je suis persuadé qu’il reste encore beaucoup de niches à explorer.

{ 0 comments }

Ceci va un peu à l’encontre de la diversité des résultats dans les serps, mais bon, c’est peut-être encore une nouvelle expérimentation de Google. Au lieu d’afficher un seul résultat, Google en affiche 4 !

Franchement, toutes les expérimentations de Google pour la page de résultats me donnent le tournis. Il ne se passe pas un jour sans qu’il y ait une innovation ou une expérimentation de la part du premier moteur de recherche.
L’innovation qui suit va peut-être avantager ceux qui font de l’ e-réputation. Le principe de l’e-réputation, c’est de repousser les résultats gênants le plus loin possible. L’exemple donné par Google concernant le site du musée d’Art moderne Moma, avant pour requête exacte ‘moma’, Google n’affichait qu’un seul résultat, désormais il en affiche quatre, en effet ce dernier estime qu’une source d’informations fiables mérite d’avoir plus de résultats sur la page. Ce que je vais dire tiens de la prospective, mais si nous avons un site qui répond bien à une requête, pour ne pas citer un nom de personne, pourvu que ce site soit suffisamment d’autorité (beaucoup de backlinks, bon pagerank, etc.), Google affichera plusieurs premier résultats de ce site, et comme souvent la gestion d’e-réputation commence par une domaine exact match sur le nom de la personne…
Si ce scénario se vérifie, le bonus d’une première position on se transforme en une domination totale du triangle d’or.

Note:comme souvent les dernières nouveauté ne sont disponible qu’aux USA, sur un échantillon restreint. En attendant patience.

{ 0 comments }

Ok les gars, ce Google Instant va mettre la pagaille, depuis la première seconde où j’ai utilisé ce truc. Diverses choses ont été entendues, du ridicule Seo is dead jusqu’au Google kills long tail keywords.

Sous l’ère pré Instant, vous tapez une requête, entrée et glissez l’ascenseur pour jeter un coup d’oeil sur les 10 résultats des serps.

Google Instant

Ce qui se passe lorsque vous tapez sous Google Instant, c’est vos yeux sont focalisés sur les premiers résultats, et que le 11ème annonceur Adwords s’en sort de justesse (ouf les $$ sont saufs !). Moins de chance cependant pour les résultats organiques, qui n’ont pas le même traitement de faveur, maintenant on arrête de taper quand on a un résultat qui est à peu près potable. Exit les recherches associées donc. Je ne dis pas que tout le monde va faire ça, l’on continuera à scroller à travers les 10 résultats, mais sans doute moins souvent qu’avant.

Cependant il faut considérer deux types d’utilisateurs de Google, ceux qui tapent une lettre puis lève leur yeux vers l’écran puis regardent le clavier pour la lettre suivantes, et ceux qui peuvent taper un mot sans regarder le clavier.

Dans la première catégorie, on s’apercevra que quelque chose se passe, car il y a déjà quelque chose de retourné, et pourtant on n’a pas encore pressé la touche Entrée. Dans la seconde catégorie on s’aperçoit en temps réel que les résultats bougent !

Les première fois c’est assez impressionnant, et techniquement c’est impressionnant de retourner des résultats aussi vite, Google Instant c’est Google Suggest on Steroid!

Pour nous référenceur, la seule chose qui compte, c’est si cela va impacter le trafic vers nos sites.

Pour ma part je n’ai pas constaté de baisse de trafic ni de hausse, (Google instant a été lancé le 8 septembre). Je pense que Google n’a pas pris de risque et sait que l’influence de Google Instant est minimal sur la recherche.

Je pense que le changement est surtout perceptible pour les annonces de liens sponsorisés. En effet pour la requêtes « référencement », avant il fallait attendre le retour des résultats pour avoir une page avec des pub Adwords. Avec Google Instant les annonces Adwords commencent dès « réfé » puis changent à « référ » pour stabiliser jusqu’à « référencement+<Espace> ».

Le temps d’exposition de l’internaute aux publicité Adwords augmenté de plusieurs secondes. Mais le plus surprenant est que les annonces Adwords pour le même mot clé sont beaucoup plus nombreuses. Au lieu des 11 annonces traditionnelles, j’ai dénombré environs une vingtaine, je suis sûr que les impressions sont plus nombreuses, et le taux de clic risque de baisser. Actuellement je n’ai pas de campagne active, mais je vais relancer bientôt une campagne pour un client et je suis impatient de voir comment ça va évoluer.

Google a réussi un coup de maître en affichant plus de publicités Adwords, tout en se faisant passer pour un grand innovateur en technologie web pour le bien de l’internaute.

Pour les webmarketers, le plus important est maintenant de savoir si leur ROI a changé, si leur dépense a augmenté pour une même période de temps.

Et vint Google Instant Preview

C’est une version graphique de Google Instant. Cette fonction vous permet de visualiser un site Web depuis la page des résultats de Google. L’ennui c’est que les résultats AdWords semblent être cachés par cette petite fenêtre de visualisation. A priori, cela pourrait porter préjudice à la vache à lait du Google. Mais qu’en est-il vraiment ? Nous avons vu qu’avec Google Instant, le taux de clic était légèrement modifié à la hausse. Tous les blog posts qui sont sortis suite à Google Instant ne sont en réalité que du vent, pour une raison très simple, Google teste ses nouvelles fonctionnalités en live depuis toujours. Si Google a décidé de sortir Google Instant, c’est qu’il a déjà fait beaucoup de tests grandeur nature. Or, une évolution de cette ampleur ne pouvait se faire à la légère. Et bien sûr Google ne va pas prendre de risques par rapport à voir ce qui est encore une fois sa vache à lait. Même chose pour Google Instant Preview

Lorsque nous survolons la loupe en cliquant dessus il apparaît à la droite une fenêtre flottante avec un aperçu de la page de destination. Cette fenêtre flottante masque les résultats AdWords. Enfin, presque. Car à aucun moment, le bloc Adwords ne les masquait en intégralité, même si vous survolez le premier résultat il y a toujours le petit message qui précède le bloc annonce de AdWords. Et quand vous survolez les résultats suivants, on commence à entrevoir le premier résultat de AdWords. Ceci pourrait attirer votre attention sur le bloc des liens sponsorisés. Je pense que c’est l’effet recherché par Google. Ce qui paraît comme être un acte de suicide est en fait la toute dernière technique de Google pour rentrer encore plus d’argent.

{ 0 comments }

J’ai lu un article intéressant sur la société Dropbox, qui héberge toutes sortes données sur des serveurs (sur le cloud). La société très connue aujourd’hui, avait au début cherché à recruter des clients via Adwords. Le problème est que cela leur coûtait horriblement cher, 400 dollars/client ! autant dire que c’est une perte.

Quel est le problème avec Dropbox? pourquoi cette acquisition leur coûtait aussi cher?

Mauvais taux de conversion tout simplement.

What went wrong? Houston said the problem, particularly with search advertising, was that no one was actually searching for a document syncing product. That’s the danger with trying to solve a problem that may be real, but that people don’t realize they have yet.

Ainsi Houston dit que la mauvaise performance de la campagne était dû au fait que leur logiciel était tellement nouveau que personne ne connaissait quelque chose d’aussi novateur. Houston, on a problème.

testotirimor
testotirimor

Produit nouveau ne veut pas dire problème inexistant, la preuve ils ont fait le produit pour répondre à un problème non?

L’erreur ici a été de s’attaquer à la solution et non au problème. Les gens recherchent des solution sur internet à leur problème. Parlez leur un langage qu’ils comprennent. Imaginez vous perdre toutes vos données (photo de famille sans sauvegarde par exemple), est-ce que sur le coup vous vous mettez à googler « logiciel de synchronisation de photos » ? bien sûr que non, on ferait plutôt « comment réparer disque dur crashé » ou quelque chose de similaire.

Je suis sûr que Dropbox aurait pu éviter de se saigner pour acquérir des clients s’ils avaient fait une campagne plus subtile et en gardant à l’esprit que les internautes cherchent à résoudre un problème et non découvrir un nouveau produit dont ils ne connaissent même pas le nom.

{ 0 comments }

Google récemment pousse beaucoup les webmasters à améliorer la vitesse de chargement des sites web, à juste titre. Voici quelques événements qui vont dans ce sens:

Google souligne les bénéfices d’un Internet plus rapide pour l’expérience utilisateur, et entend bien récompenser les bons élèves. Mais il y a une autre raison de penser que Google récompense les bons élèves, un web plus rapide va diminuer les coûts de fonctionnement de Google.

Cet aspect est rendu plus critique depuis que Google a mis en place l’infrastructure Cafféine, qui accélère le crawling et indexing des pages. En bref, si Google met deux fois moins de temps à télécharger une page, il peut faire deux fois plus de travail sans augmenter sa bande passante. Ainsi il est son intérêt de d’avoir des pages rapide à charger.

Bien sûr les gains réels ne se chiffrent pas en 50%, mais si on gagne 10 millisecondes, sur des millions de pages la différence se voit sans problème.

Il faut reconnaitre que cela va profiter aux autres moteurs de recherche mais pas autant qu’à lui-même.

Donc il n’y a pas que de la philantropie dans tout ça, c’est surtout pour des raisons très terre à terre que l’on nous demande d’accélérer nos sites web.

Il y aura de la philantropie le jour où Google nous proposera gratuitement des CDNs.

{ 7 comments }

myposeo

Je vous préviens tout de suite, ceci est une revue d’outil, comme j’en entends parler pas mal en ce moment j’ai pris la peine de tester un outil (français) en mode Saas. N’ayant pas beaucoup de temps, je ferai une revue assez sommaire.

Personnellement j’utilise Advanced web ranking, mais l’avantage du mode Saas est que vous n’avez pas de données à sauvegarder, tout est stocké sur le serveur.

Premières impressions sur MyPoseo

Le design est clean et sans être minimaliste et efficace. Même si la création d’un compte n’est pas des plus intuitifs.

Les fonctions de MyPoseo de reporting en marque blanche, d’export de données, export automatique, analyse automatique de site, compte multi utilisateurs trahissent un usage en agence principalement.

Ce que je demande à ce genre de service c’est de me sortir sans effort les positions d’un site pour des mots clé donné. Chose que Myposeo fait automatique une fois que vous avez entré une url d’un site à tracker et un premier mot clé. Ensuite si vous entrez d’autres mots clé, la mise à jour se fait automatiquement, bon point.

Le checkup des positions est rapide c’est l’avantage de solutions en Saas, j’ai pu remarquer cela avec Ranks, et jusqu’à une profondeur de 200 résultats.

Le site propose l’historisation des positions ce qui est très important à mon avis.

L’intégration avec Google analytics est de mon point de vue très intéressant, cela permet d’avoir un feedback de ses actions en référencement, on pourrait imaginer d’importer des mots clé directement de Google Analytics, surtout que leur pricing est basé sur le nombre de mots clé.

Autre bon point, vous pouvez ajouter un site concurrent facilement, afin de comparer votre position à lui. Le logiciel fait automatiquement la mise à jour une fois que votre site concurrent est ajouté.

De plus il y a une fonction très pratique qui est rarement présente à ma connaissance, est la gestion des groupes de mots clé, c’est vraiment très pratique, et j’avoue que même Advanced Web Ranking ne me donne pas satisfaction. J’aimerai une gestion de groupe de mots clé comme les groupes d’annonce d’Adwords, par thème et/ou souche, ce qui prend tout son sens en référencement.

Les points faibles

Je trouve que l’interface pour suivre les positions est touffue, elle gagnerait à être un peu plus simple, mais on peut au bout d’un certain temps s’habituer.

Le nommage un peu ésotérique des pack, j’opterais pour des noms plus explicites voire rentre dedans.

Autre point faible de MyPoseo? un programme d’affiliation inexistant, hey les gars si vous en mettez un en place, n’oubliez pas de le signaler dans le footer, de préférence optez pour une rémunération récurrente de l’affilié :) .

Evolutions souhaitées pour Myposeo

Je trouve que plutôt de se focaliser sur les autres moteurs de recherche, tels Dogpile ou Ask ou encore Exalead, qui s’en soucie? , ce serait plus intéressant de se concentrer sur les versions des différents pays pour un seul moteur, en l’occurence Google, mais bon checker ses positions sur Bing et Yahoo est bon lorsqu’il s’agit de faire du corporate Seo. Pourquoi ne pas proposer un checking de position pour le mobile et les images ou les news?

Bon c’est pas tout, avec ce code MY12885304-J, vous allez pouvoir tester la bête avec une remise de 6 euros.

Dernière suggestion : pourquoi ne pas faire d’une pierre 3 coups, copmme de toute façon il faut télécharger la page de Google en intégralité, autant en profiter pour scaper les publicités Adwords, et le requêtes apparentées, à la Semrush :) .

{ 4 comments }

Google Géolocalise les suggestions

by admin on 21 octobre 2010

Update 2:bon apparemment c’était en place depuis avril 2009 Duh !

Update : Entre la publication de l’article et l’apparition de ce billet dans Feedburner, il s’est écoulé 10 seondes…

J’ai constaté aujourd’hui que Google géolocalise les suggestions. Peut être que c’est en cours depuis plusieurs jours, mais à regarder l’image, je ne peux qu’être sûr que ce n’est pas une coincidence si on voit plusieurs lieux de la région de Toulouse.

Seuls informatique de gestion, informatique leclerc ne sont pas à connotation géolocalisée. Quand à savoir s’il y a une relation entre l’ordre d’arrivée et la proximité du lieu de l’ordinateur je vais tenter ci-après de vois s’il ya  une corrélation:

Distance Toulouse-Albi:68 km

Distance Toulouse Rodez :122 km

Distance Toulouse – Tarbes:118 km

Distance Toulouse – Montauban :46km

Distance Toulouse – Auch :68 km

Pour faire la mesure des distances je me suis basé sur le vol d’oiseau, par défaut Google Maps vous centre sur la ville (Toulouse dans mon cas si je ne rentre que « informatique »). Bon clairement il n’y a pas de corrélation.

Google Maps vous permet également de mesurer la distance le long d’une route (plutôt killer comme fonctionnalité non ?) , mais là non plus pas de corrélation, je me suis épargné l’effort de la faire. Tout ce dont on peut déduire c’est que le classement ne doit pas seulement reposer sur la distance au point de recherche sur le moteur. Ci dessous la carte Google map que j’ai créé pour l’occasion:
Afficher Geolocalisation Suggestion Toulouse sur une carte plus grande

Voilà c’est cuit on dirait si on veut un listing plus exhaustif de Google Suggest. L’historique des recherches peut influer sur les suggestions retournées. Mais même en déconnecté j’ai les mêmes suggestions.

Je me souviens que les suggestions sur Google Mobile étaient géolocalisées, mais je n’arrive pas à retrouver l’article de Search Engine Land.

Faites le test et envoyez moi l’image de la même recherche pour le terme « informatique » depuis chez vous si vous le voulez.

{ 0 comments }